Innover en éducation.

Une expression qui semble si belle, si motivante. Pourtant, dans les faits, l’innovation dans le milieu scolaire semble difficile, car le système tarde à s’adapter aux besoins des apprenants, des enseignants et de la société actuelle, laquelle subissant de grands changement surtout en ce qui a trait à l’utilisation et la création à l’aide des technologies de l’information et des communications (TIC). La structure du système étant très rigides par endroit, il n’est pas évident de se lancer dans l’innovation lorsqu’on est simple enseignant. Qu’est-ce que les autres vont penser? Ai-je le droit de le faire? Est-ce que je vais me faire taper sur les doigts?

Je parle de mon expérience professionnelle ici. Permettre aux élèves de son groupe de sport survolté de sortir de classe pour aller descendre et monter les marches près du local de science n’est pas monnaie courante dans les écoles. Lorsque je travaillais en tant qu’enseignante, il fallait pratiquement se battre afin d’avoir accès à un ordinateur (le chariot était toujours réservé lorsque l’ordinateur était fonctionnel) en classe. Pour avoir accès à la technologie « d’antan » (je me sens donc ben vieille tout d’un coup!), il fallait absolument réserver le local d’informatique qui n’était pas nécessairement optimal en terme d’organisation de l’espace pour favoriser le travail d’équipe. Il y avait des irritants, des embûches (vivement le système D!), cela demandait un effort supplémentaire, mais j’ai toujours aimé sortir des rangs d’oignons pour mettre les élèves à la tâche autrement. À noter que la réponse ou le résultat final des activités que j’ai créées n’étaient pas toujours satisfaisants puisque les élèves n’étaient pas habitués de travailler dans ce contexte.

Avoir de la liberté en situation d’apprentissage n’est pas quelque chose qu’on apprivoise rapidement. Tôt dans leur vie, les enfants se font dire ce qu’ils doivent faire du matin au soir

Toutefois, il y a de l’espoir! En suivant un groupe de pédagogues passionnés et désirant faire les choses autrement qui échangent sur Twitter que j’ai vécu concrètement ce désir de sortir du cadre, de changer le modèle rigide pour lui le rendre plus flexible, plus adapté, plus attrayant pour l’enfant, l’ado, l’enseignant, le parent. C’est en suivant les balises #eduprof #referedu #clair2016 #clair2015 #aquops #edcampqc #acelf que je me suis plongée dans un monde si inspirant et qui me pousse à vouloir changer les choses à ma façon.

En échangeant avec ces penseurs, ces passionnés et ces influenceurs, je me constate que la seule chose qui manque aux discussions sont les ministres et sous-ministres de l’éducation! Je crois fermement qu’il existe des solutions viables aux situations problématiques du système scolaire public actuel et que c’est grâce aux échanges avec les gens qui le vivent quotidiennement qu’il importe d’échanger pour opter pour les solutions les meilleures qui soient. Je me suis réjouie de la consultation publique afin de favoriser

Pour ne citer que ces exemples, nous pouvons constater que la Finlande marque le pas en abolissant les matières scolaires. Du côté de notre propre pays, la Colombie-Britannique met en oeuvre des moyens pour actualiser leur curriculum de formation, laissent place à différents modes de vie des familles en offrant un support aux gens qui choisissent de scolariser leurs enfants en famille, etc. C’est intéressant de se pencher sur ce qui se fait ailleurs et s’inspirer des pédagogies alternatives pour voir à quel point les solutions sont nombreuses!

 

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