Dès que la maternité à croisé mon chemin, j’ai débuté à prioriser les temps de jeu libre pour mes enfants. J’ai tenté de planifier davantage les activités que nous allions faire lorsque j’opérais une garderie en milieu familial, mais je me suis très vite rendue compte que soit nous n’avions pas eu suffisamment de temps pour compléter l’activité, sois nous ne faisions pas du tout ce j’avais prévu. J’ai donc commencé à délaisser ces activités plus encadrées.

Je crois très fermement que le jeu libre est la meilleure façon pour eux de se développer à leur plein potentiel. Il m’arrive à l’occasion de proposer des activités ou de sortir les cahiers pour permettre aux garçons de colorier, faire des exercices que j’ai imprimés il y a longtemps, mais je ne mise aucunement sur ceci pour les faire progresser.

Apprendre en jouant aux légosÀ ce sujet, j’ai été très heureuse de constater que j’étais sur la bonne voie en suivant le CLOM (Cours Libre Ouvert de Masse) Jouer pour apprendre en petite enfance de l’UQTR. Dans ce cours, il est question du jeu dans un contexte pédagogique et une section présente les types de jeu. Le jeu libre y est présenté. On y mentionne que ces fameux jeux libres permettent aux enfants de s’inventer des scénarios, de jouer un personnage, de résoudre des conflits fictifs, de faire semblant, etc. Il est donc possible pour les enfants de travailler en toute liberté leur créativité, leur résolution de conflit, leur imagination, leur motricité fine et globale, leur langage, leur vocabulaire, la relation avec leurs pairs, la socialisation, leur confiance en soi, etc.

Il est certain que l’adulte responsable se doit de favoriser un environnement sain et sécuritaire afin que les enfants puissent jouer sans danger. Il faut par contre attention de ne pas écarter tout danger sans quoi, les enfants n’apprendront pas la notion de risques et la prévision des conséquences possibles à certains actes.

 J’ai réalisé lors du visionnement des vidéos du cours que le jeux de bataille était sain. Ce n’est pas facile de composer avec ces comportements bagarreurs – étant maman de 3 garçons, j’en ai mon lot!- lorsque nous n’avons pas été en relation de telle situation dans notre jeunesse. Même si mon conjoint me disait que c’était normal, ça aura été ce cours qui m’a permis ce constat et, du coup, de lâcher-prise par à ce type de jeu.

Si ce cours vous intéresse, sachez qu’une session avec encadrement est prévue pour l’automne 2016. Pour vous inscrire, gratuitement, veuillez vous rendre sur le site du CLOM.

Mais alors, comment les amener à apprendre certaines notions essentielles de la vie courante dans un contexte plus libre?

Chez nous, nous discutons beaucoup. Mes enfants ont la chance d’avoir une maman qui préconise l’approche par questionnement. – Mon conjoint, quant à lui, a la « malchance » d’avoir une conjointe qui posait beaucoup de questions! – Pour amener mes enfants à apprendre et à retenir des choses particulières, je leur pose des questions, j’attends leur réponse, leur pose une autre question pour raffiner leur raisonnement et les amener tranquillement à une meilleure représentation du sujet de discussion.

Au fil du temps, je reviens sur certaines discussions que nous avons eu lorsque l’opportunité se présente. Nous parlons de lettres (vive les panneaux de publicité ou les véhicules de transport!), de chiffres (nous lisons souvent l’heure sur le micro-ondes ou le poêle), d’histoires de l’ancien temps, des animaux, des plantes, etc. Nous chantons l’alphabet, Violette à bicyclette… Nous écoutons des émissions éducatives ou en langue étrangère (principalement l’anglais jusqu’à ce qu’ils maîtrisent bien la langue), nous sortons visiter différents endroits et nous questionnons sur leur histoire, comment c’est fait ou comment ça fonctionne. Enfin, il n’existe aucune question à laquelle, je ne répondrai pas. Si je ne connais pas la réponse, nous cherchons ensemble sur le web afin de la trouver.

S’interdire tout tabou

Je crois que si les enfants posent certaines questions c’est qu’ils sont en mesure de recevoir la réponse aussi indiscrète soit-elle! C’est en répondant aux questions en relation avec la sexualité de manière honnête et vulgarisé selon leur âge que j’évite le tabou. Mes enfants savent que s’ils me posent une question, ils auront la vraie réponse, même si je sais que ça peut les rendre quelque peu mal à l’aise… mais avant de donner la réponse, je demande parfois:  » Est-ce que tu veux vraiment savoir la VRAIE réponse? » À l’occasion, mon grand m’a déjà répondu « Non » ne se sentant pas prêt.

Prêcher par l’exemple

Pour terminer, j’oserais mentionner qu’il est important de montrer l’exemple à nos enfants. La vie est remplie de surprises et on peut apprendre sur tout. Suffit d’y être disposé! En étant curieux, en cherchant, en lisant, en se questionnant, en se remettant en question, en étant transparent, en se structurant et j’en passe, ils auront tendance à reproduire nos gestes et seront davantage outillés. Certes, ce n’est pas une tâche facile et nous avons toujours des choses à améliorer, mais en partageant ses difficultés et son imperfection, nous aidons nos enfants à s’accepter tels qu’ils sont et à s’améliorer chaque jour.

Des avis, des témoignages? N’hésitez pas à commenter dans la section ci-dessous.

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2 réflexions sur “Apprendre en jouant, c’est du sérieux!

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